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Sommaire

  1. Origine du nom de Marcilly-sur-Vienne
  2. Cloches de l'église Saint-Blaise

 

Origine du nom de Marcilly-sur-Vienne.

       Les premiers érudits qui se sont penchés sur l’origine des noms des villages de Touraine ont longtemps considéré le nom "Marcilly" (comme beaucoup d’autres communes) comme l’héritier de l’ancienne Marciliacum ou Villa Marcillii : Pour eux, le village se serait donc développé à partir du domaine d’un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine… nommé ici Marcilius !

       D’autres étymologistes prétendent que l’origine du nom est plutôt à rechercher du côté d’un mot composé gaulois : maro (grand) + sigl (marais) + iaMarosiglia… ce qui donne « grand marais » en gaulois donc… une grande étendue d’eau stagnante… que nous pouvons plus facilement imaginer avec les noms comme « la Fontaine », « la Queue du fossé »… et qui serait de nos jours, les souvenirs de ce « grand marais » originel ! Cette hypothèse est séduisante, car elle rappelle aussi le nom du domaine seigneurial du Marais qui semble bien être à l’origine du «vicus».

       Si l’on passe aussi la Vienne dans la même moulinette de nos érudits, ils nous indiquent que les gaulois nommait la Vienne : Vendonna, formé du gaulois venda (brillante) et de onna (rivière)… cette « brillante rivière » donc, se vit latinisée en Vinganna à l’époque romaine… puis devient Vigenna à la fin du 1er millénaire… plus tard, reprise en patois poitevin sous la forme Vignague… qui donnera la Vienne de nos jours ! D’autres spécialistes pensent que le mot latin Vigenna serait un dérivé de la racine veg (humide) à laquelle on aurait rajouté le même suffixe gaulois onna (rivière ou cours d’eau).

       Bref : « rivière brillante », « cours d’eau humide », «grand marais»… l’humidité nous poursuivra donc jusque dans l’origine du nom de notre village : « le grand-marais-sur-l’humide-cours-d’eau-brillant » !… 

 

 Les cloches de l’église Saint-Blaise.

       Depuis le 5 septembre 2009, l’église Saint-Blaise a désormais retrouvé son timbre à heures régulières grâce à l'installation d'une sonnerie automatique des cloches. Les deux maillets mécaniques sont commandés par une antenne de synchronisation réglée sur la radio nationale, donnant une précision horaire absolue ! avec changements d’heure été/hiver sans souci ! Les voix de la Marie-Joseph et de sa grande sœur marquent maintenant outre les cérémonies religieuses, les heures et demi-heures, ainsi que les trois angélus de 7h, midi et 19h.

       Cette installation a suscité aux plus curieux du village, une enquête pour essayer de reconstituer l’histoire de nos deux « rabâteuses célestes ». C’est donc juchés sur des échelles, perchés sur les madriers du clocher et lampes électriques en mains que l’expertise a permis de retrouver un premier nom : « Marie-Joseph » est la plus petite des deux, elle porte sur sa partie supérieure une inscription qui fait tout le tour sur deux lignes où on peut toujours lire :

thumb inscription de la Marie Joseph

« BAPTISÉE EN 1946 PAR Mr L'ABBÉ MERNEAU CURÉ DOYEN DE SAINTE MAURE . MG GAILLARD ÉTANT ARCHEVEQUE DE TOURS . Mr BAPTISTE FOURNIER MAIRE (une petite main pour indiquer la suite du texte sur la deuxième ligne) DE MARCILLY SUR VIENNE ET Mr L'ABBÉ DUPERRÉ CURÉ . J'AI EU POUR PARRAIN JOSEPH PROUTEAU ET POUR MARRAINE MARIE MADELEINE VINCENT. » et tout en bas : LOUIS BOLLÉE & SES FILS FONDEURS DE CLOCHES À ORLÉANS.  

       La plus grosse cloche semble anonyme, plus simple dans son décor, elle porte sur sa partie supérieure, un ruban orné d’une inscription latine en lettres minuscules gothiques qui en fait tout le tour et dont le relevé a été pris au crayon carbone par frottage :

         relevé de linscription de la grosse cloche

       Grâce aux archives de la fonderie Bollée qui existe toujours à Orléans, avec l’aide de nos aînés et des souvenirs de l’enfant de chœur - de 1946 ! - nous pouvons aujourd’hui reconstituer ceci :

       Il semble donc que ce soit juste après la libération que l’abbé Duperré prit l’initiative d’une souscription auprès des paroissiens de l’époque, afin de remplacer la vieille cloche d’origine du XVème siècle, certes classée monument historique depuis 1942, mais fêlée ! De cette cloche qui pesait 500 kg de bronze et qui s’appelait Michelle, le fondeur Bollée pu couler deux nouvelles cloches pour la paroisse. Ce procédé, alors encore autorisé, est aujourd’hui absolument interdit pour toute cloche datée d’avant la Révolution, par souci de conserver le patrimoine historique local.

       Les 500 kg de bronze du XVème siècle ont donc permis la naissance de notre Marie-Joseph, qui mesure 65 cm de haut et pèse 157 kg. Elle fut baptisée le 23 décembre 1946 où ses parrain et marraine firent résonner ce jour-là dans l’église pour la première fois son Do dièse ! La deuxième cloche obtenue reprend à l’identique par sur-moulage celle du XVème siècle avec son inscription d’origine. Elle mesure 82 cm de haut, pèse 313 kg ; et si elle sonne le La, il ne nous a pas été encore permis de comprendre son inscription, car le latin et le gothique ne sont plus d’un usage aussi courant à notre époque !

       Alors si cette inscription vous dit quelque chose, vous qui connaissez le latin et si vous êtes habitué à la paléographie, vous pouvez peut-être nous éclairer pour déchiffrer ce qui serait donc la plus vieille inscription encore en place sur le territoire de notre commune !...

       Et pour ceux qui s’intéresseraient à l’art campanaire, la fonderie Bollée existe toujours à Orléans. C'est sur les cinq continents que résonnent les carillons sortis des ateliers des 8 générations de la famille Bollée depuis 1715 : plus de 40 000 cloches dans le monde entier et dans les clochers de plus de 60 cathédrales parmi lesquelles : Orléans, Le Mans, Amiens, Chartres, Tours, Reims, Solesmes... ainsi que Dakar, Yamoussoukro, Ottawa, Buffalo, Ho-Chi-Minh-Ville, et c... Aujourd'hui, il reste 42 fonderies de cloches dans le monde et seulement 3 en France.

       Un musée campanaire a été crée a proximité des ateliers de la fonderie. Il retrace la fabrication complète d'une cloche. On peut y voir des motifs de fondeurs anciens, des appareils de contrôle musicaux, des battants ainsi que les outils des maîtres saintiers, des beffrois de clochers, et d'anciennes horloges mécaniques.

Fonderie de cloches Bollée et Musée campanaire

156 faubourg Bourgogne

45800 Saint-Jean-de-Braye

Tél. : 02 38 86 29 47

www.coeur-de-france.com/fonderie-cloche.html